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CAM QUAN KY TOULON

Le CAM QUAN KY

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Le CAM QUAN KY
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Le Centre d’Arts Martiaux QUAN KY, c’est aussi un lieu historique
C’est ici dans cette salle que le QWAN KI DO est né.
Telle une longue histoire entre rêve et réalité…


C’était un jour du printemps 1956, à Phu Nhuân au sud Vietnam…Il fallait une compréhension entre ciel et terre, d’où jaillissait cet orage tropical, pour que le destin fasse rencontrer, comme dans un rêve, entre le Grand Maître CHÂU QUAN KỲ et le jeune villageois PHẠM Xuân Tōng …

C’est dans l’esprit du « Đạo », que le Grand Maître a appris à  ce jeune villageois à « voir avec l’esprit, et non qu’avec les yeux ». Plus tard, celui-ci lui léguera, un immense savoir, tant dans le domaine des arts martiaux ( ShaoLin Nan Pai, O Meï Pai, Tang Lang Nan Paï) que dans celui de la médecine traditionnelle chinoise ( Khí Công, Nội Công « culture de l’énergie interne », Tẩm Quất « massage », Tầm Huyệt Đạo « digipuncture »).

Cet héritage exceptionnel est comparable à un grand domaine qui a été transmis ainsi depuis plusieurs siècles de Maître en Maître. C’est à chacun des héritiers d’entretenir ce magnifique bien afin de le perdurer à jamais. Malheureusement, durant ces siècles derniers les différents événements troublants ont causées trop de dégâts regrettables. Grâce au « Đạo » Maître CHÂU QUAN KỲ a pu apercevoir au travers de la personnalité du jeune villageois PHẠM Xuân Tōng, un futur dépositaire de cette succession.

Celui ci  devient alors, sans le savoir, le jeune Maître des lieux,

Arrive le jour, où l’opportunité permet à ce jeune Maître, d’emmener avec lui ce bien précieux vers d’autre horizon. Conscient de sa destiné, il entame alors un travail gigantesque de restructuration. Grâce à de nouvelles instructions et d’investissement personnel dans ses recherches, avec courage et détermination, il a su rénover sans altérer les fondations. Cette démarche ne fût pas sans peine. Mais grâce à cette volonté, il approche enfin de son but…

Après plus de 40 années d’effort, Maître PHẠM Xuân Tōng peut enfin contempler son œuvre et lui attribuer un noble nom : Le QWAN KI DO. Mais le chemin est encore long. Son souhait le plus cher, est de ne jamais trahir la confiance du Grand Maître CHÂU QUAN KỲ ainsi que  toutes celles ou ceux qui croient en son œuvre, car : 

« On ne juge pas un homme par ce qu’il représente
Mais plutôt par ce qu’il a réalisé pour le bien d’autrui »

Proverbe vietnamien



Le Mot du Fondateur de la méthode QWAN KI DO : Maître PHAM Xuân Tong

« Le DAO céleste n’a point de préféré, il donne à tous les hommes bons sans aucune distinction, mais la plus haute bonté ressemble à celle de l’eau qui profite à toute chose sans aucun effort pour cela, c’est pourquoi, l’eau tend à occuper la place la plus basse  ce que les hommes détestent, c’est pour cela que l’eau ressemble au DAO ». Lao-Tu

Pratiquer le QWAN KI DO n’est pas simplement apprendre une technique martiale, mais c’est précisément apprendre un art de la vie, apprendre à devenir non seulement un homme fort mais surtout un être équilibré sur le plan physique et mental. Un être capable d’assumer toute situation avec ardeur et quiétude.
 
La vie moderne et tumultueuse, ainsi que la quête incessante du confort nous immergent souvent dans les flots de frustration, d’angoisse et parfois de violence. L’Incertitude de l’existence très souvent inadaptée à son milieu, et la quête de la rentabilité, se manifestent par l’anxiété qui engendre, la concurrence, l’agressivité, la brutalité et l’indifférence. Ainsi, l’agitation prend l’apparence de l’efficacité; le corps fonctionne mais vit dans un doute du lendemain. Cette agitation se répercute inévitablement sur tous les gestes quotidiens, dans chacun de nos mouvements mais aussi dans nos comportements. 

Le QWAN KI DO doit être imprégné de douceur, et non de violence. Il est bien d’attirer souvent l’attention sur « la puissance de l’eau » et des éléments légers qui parviennent à contourner, à surmonter, ou à pénétrer à travers les obstacles grâce à la fluidité et à la souplesse. L’eau occupe les places les plus basses ce que les hommes détestent. « Il n’est rien au monde de plus inconsistant et de plus faible que l’eau, cependant elle corrode ce qui est dur, et lorsqu’elle est en colère rien ne peut lui résister ».

Le philosophe chinois Lao Tu ne cesse de dénoncer la faiblesse de ce que nous considérons généralement comme la force. Selon lui la souplesse triomphe toujours de la dureté. Le calme est toujours vainqueur de la violence, ici-bas, ce qui est malléable l’emporte sur ce qui est dur. « Nouveau né, l’être est souple et frêle, mort il est rigide et dur, il en de même pour  les plantes et les arbres ». Solidité et rigidité sont compagnes de la mort. Souplesse et fluidité sont celles de la vie.  « Ce qui est fort et grand est dans la position inférieur, ce qui est souple et faible est dans une position élevée ». « La perfection pour celui qui commande c’est d’être pacifique, pour celui qui combat, c’est d’être sans colère, pour celui qui veut vaincre, c’est de ne pas lutter et pour celui qui se sert des hommes c’est de se mettre au dessous d’eux. Il faut vaincre sans lutter, convaincre sans parler » disait Lao Tu.

On trouve une équivalence de ce climat en occident dans la fameuse fable de La Fontaine « Le Chêne et le roseau ». Il faut donc s’orienter vers la voie de la paix intérieure, la détente, la relaxation musculaire et nerveuse qui sont d’une grande utilité de nos jours.

Ce n’est pas en assistant à un cours qu’on apprend à distinguer le bien du mal et le laid du beau. La morale et l’art ne s’enseignent pas comme les mathématiques. Comprendre et sentir sont deux choses profondément différentes. On ne peut saisir la signification de la morale et de l’art que dans les milieux où ces choses sont présentes. Planifié avec diligence, le QWAN KI DO insuffle une armature à la fois morale et corporelle.

Au fil de l’apprentissage le pratiquant découvre ses nouvelles et étonnantes possibilités d’exploiter ses coordinations gestuelles pour en faire un automatisme de protection corporelle. Le QWAN KI DO voudrait montrer tout d’abord les richesses internes de l’être humain afin de vivre plus heureux dans ce grand édifice du « DAO ». Ainsi, il fait comprendre au monde que « le secret de la sagesse n’est pas la sagesse elle-même, mais le chemin qui nous y conduit. Le chemin est long, les racines sont amères mais le fruit est doux  ». L’essentiel est de découvrir cette voie, savoir discerner quel est le visage de l’énergie latente qui conduit au succès. Le secret du « DAO » ouvre les yeux, et les yeux ouverts montrent le chemin à suivre.

Si les êtres humains dédiaient une partie de leur existence à se découvrir eux mêmes, l’humanité accéderait à un niveau de perfection sans pareil parce que l’empire de la volonté annihilerait tout ce qui est mesquin en lui et alors le bonheur rayonnerait dans toute sa  splendeur. Le QWAN KI DO étant une méthode qui permet de découvrir la puissance corporelle par la qualité de l’esprit possède donc une valeur inestimable. 

Jour du printemps, l’an grâce 2007
Le Fondateur Dépositaire de la méthode QWAN KI DO
Chuong Môn PHAM Xuân Tong

Mis à jour ( Mercredi, 17 Mars 2010 12:34 )